![]() Utilisation de la ressource
Par son abondance, son régime hydrologique et ses caractéristiques physico-chimiques, la Sorgue est particulièrement apte à répondre à de multiples usages ou fonctions. La densité du maillage du réseau des Sorgues sur toute la plaine, associé à l’abondance de la ressource, y compris en période estivale, permettent d’utiliser la Sorgue pour l’irrigation des terres agricoles, sans porter de préjudice significatif au fonctionnement du cours d’eau. Globalement, les prélèvements restent faibles compte tenu de l’évolution des pratiques en matière d’irrigation et des qualités physico-chimiques de la ressource : l’eau de la Sorgue étant froide avec une charge sédimentaire très faible, les exploitants agricoles préfèrent le plus souvent utiliser l’eau de la Durance (par l’intermédiaire du réseau du Canal de Carpentras et du Canal de l’Isle) ou prélever dans la nappe à partir de forages individuels. Les premiers équipements ayant exploité l’énergie motrice de la Sorgue datent vraisemblablement de la période gallo-romaine ou peu de temps après. A partir des XIVème et XVème siècles, de très nombreux moulins sont créés pour atteindre, vers la fin du XIXème siècle, plus de 150 installations industrielles. Condamnées par le développement industriel du XXème siècle, ces exploitations – souvent de taille modeste – ont cessé leur activité. Il reste cependant, aujourd’hui, 7 micro-centrales en exploitation sur le bassin des Sorgues et 3 établissements industriels qui continuent d’utiliser la ressource dans leur process. Son débit (qui dilue d’autant les pollutions), sa faible température et la présence de nombreuses chutes (qui favorisent l’oxygénation de l’eau et donc sa capacité à « digérer » la plupart des pollutions), confèrent à la Sorgue une capacité d’auto-épuration très importante. Pendant des siècles, tous les rejets domestiques et industriels étaient rejetés dans la rivière sans aucun traitement ; ce temps est définitivement résolu. Aujourd’hui toutes les communes du bassin sont équipées de stations d’épuration ; la quasi-totalité d’entre elles sont récentes et conformes. La grande qualité de ses populations piscicoles et l’étendue du secteur classé en 1ère catégorie (zone à salmonidés dominants), la Sorgue reste très attractive pour les activités de pêche. La présence d’une truite fario de souche locale et l’abondance du peuplement naturel d’ombres communs en font une des rivières les plus prisées du monde halieutique. Pêcher sur le bassin des Sorgues
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