Ouvrages de la Sorgue La sorgue Syndicat Mixte du Bassin des Sorgues  
    Actualités | Liens | FAQ | Lexique | Recherche | Téléchargements | Contacts
Découvrir la Sorgue

Le réseau de la Sorgue
La Fontaine de Vaucluse
L'histoire de la Sorgue
La faune
La flore
Les inondations
La qualité de l'eau
Utilisation de la ressource


La gestion de la Sorgue

Partenaires
Marchés publics
Mentions légales
Plan du site



 
 Accueil > La faune > Les insectes

 Les insectes


Les insectes aquatiques

Il s’agit d’espèces qui font tout leur cycle de vie dans l’eau comme certains mollusques aquatiques, ou seulement une partie comme les libellules dont seules les larves sont aquatiques.

Une étude sur les invertébrés aquatiques présents dans les Sorgues a été menée dans le cadre de la démarche Natura 2000. Cette étude - publiée récemment dans une revue scientifique - fait apparaître le grand intérêt patrimonial de la faune d’invertébrés aquatiques des Sorgues avec la présence d’espèces remarquables, voire endémiques.

Télécharger le document "Etude écologique et hydrobiologique du réseau hydrograhique des Sorgues - Pfr GIUDICELLI"

L’étude des communautés d’invertébrés aquatiques donne des indications très précises sur la qualité de l’eau : on parle de l’analyse des indices biologiques ou « IBGN » (voir la partie "Suivre la qualité de l'eau > Les outils d'analyse").

Libellules en bord de Sorgue

Deux espèces d'insectes aquatiques particulièrement remarquables se trouvent sur la Sorgue. Ils s'agit d'espèces endémiques  les individus se situent, pour la plupart, dans le cours supérieur du réseau hydrographique des Sorgues :

  • Rhyacophila vallisclausae (Giudicelli & Botosaneanu, 1999)
    Ce trichoptère a une distribution géographique très étroite, limitée au cours supérieur. Cette espèce est nouvelle pour la science et endémique de la Sorgue. Il s'agit d'une espèce relique de la période de glaciation du quaternaire.

  • Bythinella sorgica (Coutagne, 1881)
    Ce petit gastéropode est une espèce endémique (elle n’a pas été trouvée ailleurs). Présent sur l'amont de la Sorgue, il devient rare en aval, encore plus dans la Sorgue d’Entraigues que dans la Sorgue de Velleron.
  • Rhyacophila vallisclausae

    Les insectes terrestres

    Une étude sur les invertébrés terrestres présents dans les Sorgues a été menée dans le cadre de la démarche Natura 2000. Cette étude a permis de mettre en évidence les espèces d’invertébrés terrestres remarquables, notamment ceux présents dans les milieux secs du plateau de Fontaine de Vaucluse.

    Deux espèces de coléoptères remarquables peuvent être citées. Ces espèces sont dites d’intérêt communautaires (la mise en œuvre de la démarche Natura 2000 devra permettre d’assurer leur préservation) :

    Le Carabe doré (Carabus auratus ssp. Honnorati)

    L’espèce se rencontre dans toute la France, mais la sous espèce honnorati, qui est protégée, est localisée aux massifs provençaux (04 et 84). Ses habitats sont formés par les bois les jardins, les bords de chemins et surtout les bords de ruisseaux. Ce carabe abondant jusque dans les années 1970 est devenu rare. C’est un actif prédateur de mollusques (limaces, escargots …), de vers (lombrics …) et de larves de coléoptères rhizophages (hannetons, taupins …). Les adultes courent sur le sol d’avril à juin. Cet insecte très utile à l’agriculture est mis en danger par les méthodes culturales actuelles : la suppression des feux de talus et la limitation des pesticides sont nécessaires à sa survie.
    Carabus auratus
    Le lucane Cerf volant (Lucanus cervus)

    C’est au mois de juin puis de juillet, au crépuscule, que l’on rencontre ce grand coléoptère spectaculaire nommé lucane « cerf volant » à cause des mandibules très développées chez le mâle. Les femelles ont des mandibules plus modestes et volent peu. Après l’accouplement, la femelle pond ses œufs dans l’écorce des arbres comme les chênes (Quercus ilex, Q. pubescens …), mais aussi dans le cerisier, le frêne, les peupliers, le tilleul …
    Les larves xylophages, de gros vers blancs aux mandibules solides, se nourrissent en rongeant l’intérieur de l’arbre. Au bout de cinq années la larve se nymphose dans une logette souvent enterrée.
    Cette espèce est menacée par la sylviculture moderne qui ne permet pas le maintien des vieux arbres. Sa protection passe donc par la conservation de placettes forestières âgées.

    Lucanus cervus









    © Syndicat Mixte du Bassin des Sorgues - 2005/2006